Yanis Seguin : l’aventurier sprinteur…

photo : Gus Sev

Voila une semaine que Yanis Seguin (VC Saintes) est, comme tout le monde, confiné chez lui, à Villexavier, en Charentes Maritime. « Je n’ai pas vu le temps passé. Je n’arrête pas. Mes journées sont bien remplies. » Bon, certes, il s’octroie un levé plus tard qu’à son habitude, mais commence sa journée par 3h de cours à distance de 9h à 12h. « Je m’astreints à avoir des habitudes journalières pour rester discipliner et avoir une bonne hygiène de vie. L’après-midi, je travaille avec mon père dans la maison. Cette première semaine, on a attaqué de refaire la terrasse, puis j’ai travaillé dans le jardin. J’ai passé le motoculteur pour retourner le terrain, j’ai taillé les arbres, bruler les branches. Je vais semer ensuite des tomates et des radis. J’ai préparé les carrés de potager et j’ai protégé tout cela en faisant une clôture pour que le chien ne vienne pas piétiner les semences. »

Entrainement sur HT comme tout le monde. En fin de journée, Yanis s’entraine sur home-trainer. « J’ai découvert Zwift. J’ai fait 2 / 3 courses. Mon coach me calme car on devient vite addict. « 
Le confinement, le coronavirus, ça le fait réfléchir. « On n’a pas de voisin immédiat. Le premier est à plusieurs centaines de mètres de la maison. On ne voit personne. Par contre, dans le coin, y a les parisiens qui sont arrivés dans leurs maisons secondaires. Je le vis bien car j’ai de quoi m’occuper. Mais ça fait bizarre. Dans ma tête, je me suis préparé pour 45 jours de confinement. Je ne pense pas que l’on prend conscience que l’on va passer tout le mois d’avril à la maison. Ce qui me manque, c’est les sorties longues, en fin de journée. Je garde dans un coin de ma tête la fin de saison. Je me fixe des objectifs. Ca aide à rester motivé. Et puis, c’est pour tout le monde pareil. On est tous dans le même cas. Donc on relativise. »
Comment va se finir la saison ? « aucunes idées, on est dans l’inconnu. Est ce important actuellement : non. Je n’allais jamais jusqu’à mi octobre avant. Le fait que la saison continue plus tard ne me perturbe pas plus que cela. »

portrait de Yanis Seguin, junior 1 de Saintes (Charente Maritime)

Le vélo et le motocross. Yanis a toujours fait du vélo. Dès 3 ans, il roulait déjà sur un vélo – « certes avec des roulettes, que j’ai vite enlevé. Mes parents sont allés voir un jour une épreuve d’Ecole de Vélo. Ils se sont dit que ça devrait me plaire puis j’ai débuté en pré licencié. Ca m’a tout de suite plu. » Yanis a donc toujours fait du vélo, mais pas que. « J’ai fait aussi de la motocross quand j’étais petit. J’ai même hésité un jour à arrêter de pratiquer le vélo. Mais au final, j’ai choisi le cyclisme. La motocross, ça ma apporté les trajectoires, le frottement. A vélo, c’est de la rigolade tout ça. » La motocross reste une passion et Yanis en pratique de temps en temps… mais pas en ce moment. 

C’est quand les autres se rassoient que je me relève et continue l’effort.

Yanis Seguin

Aller au delà de ses limites. « J’aime aller chercher le petit plus, le petit pourcentage de plus. J’adore les sprints. C’est quand les autres se rassoient que je me relève et continue l’effort. C’est un truc de malade, ça frotte, il faut beaucoup observer ses adversaires, bien prendre les bonnes roues. Il y a une forme d’adrénaline, d’excitation quand tu arrives sur la fin de course et que cela va se régler au sprint. »
Pas vraiment de coureur pro à qui s’identifier en ce moment. « Je me cherche actuellement. Je rêve de faire Paris-Roubaix. C’est une course mythique, c’est fou, le monde au bord des routes, une expérience folle. »
L’entrainement. Depuis cette saison, Yanis est entrainé par Alexandre Pacot : « c’est nouveau pour moi d’avoir un coach. on s’entend bien. Il est à mon écoute et adapte mes séances, surtout quand il mouille (ndlr : il pleut). Cette année à travers les stages, j’ai appris à faire des vrais séances foncières. J’aime bien apprendre, découvrir…« 

Yanis, l’Afrique du Sud et le saxophone : Dans ses autres passions, l’Afrique du Sud et le saxophone. »Quand j’étais au collège, j’ai découvert le saxophone en classe de musique. J’aime bien écouter jouer du saxophone, du jazz…« Dans son idéal de vie, Yanis veut voyage. « J’ai envie de voyager. Je suis attiré par l’Afrique du Sud depuis que j’ai vu un reportage un jour à la TV. J’ai envie d’aller au Cap. Ca me fascine. Cela fait 3 ans que j’ai cette idée en tête. J’aimerai faire un safari, voir les animaux sauvages dans la brousse… Un rêve que j’espère concrétiser bientôt. »

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