Pierre Gautherat : « Paris-Roubaix me fait rêver »

Le confinement pour Pierre GAUTHERAT, junior 1 du club de Dôle, « ça forge le caractère… C’est long, on fait avec. J’ai mis en place rapidement un rythme dans la journée. Je fais mes devoirs le matin, là où je suis le plus efficace, puis après je m’entraine soit avec du home traineur, soit par du renforcement musculaire ou un footing. Je fais une sieste, je joue aussi un peu à la console de jeux avec les copains. » Pas vraiment surpris de cette situation, Pierre s’attendait à ce que le confinement commence un peu plus tôt : « J’arrive bien à gérer mon temps, je rentre en résilience, j’accepte la situation et je m’adapte. Pour moi, il y aura un avant et un après. Je me questionne sur la façon dont on va sortir du confinement. Je suis choqué par la mentalité des gens, cet individualisme de certains. Heureusement, il y a de belles choses avec de nouvelles solidarités qui apparaissent. »
Si pour cet ancien joueur de handball et ancien pratiquant d’athlétisme, l’adaptation à cette vie de confiné se passe bien, Pierre espère cependant que la saison de cyclisme sur route ne sera pas vierge : « j’espère pouvoir courir sur route quelques courses quand même. On verra ceux qui auront su bien gérer cette période. Il y aura de grands écarts de niveau. La reprise sera dure. »

C’est par un ami que Pierre a découvert le cyclisme. « Je suis allé en Pupille 2 faire ma première course en Alsace en marge du RégioTour. J’avais pris une licence à la journée pour découvrir. Je prends la 2e place devant mon ami. C’était bien, ça m’a plu, j’ai continué ensuite. J’ai commencé d’abord par la route, mais mon club était accès sur le cyclocross. J’ai plus accroché par le cyclocross d’ailleurs, j’aimai bien la boue, le format de course, je me suis senti rapidement à l’aise sur ce terrain de jeu… » Fan de vitesse, « je préfère les descentes des cols que les montées (rires) », Pierre qui est entrainé par Jacques DECRION, aime le vélo pour son côté voyage et activité extérieur : « je ne me voyais pas faire du sport dans un gymnase. Le cyclisme c’est des routes différentes, des endroits différents à chaque course, à chaque entrainement… J’aime l’effort d’endurance. C’est un sport individuel qui se gagne en équipe. Le sens du collectif est important. »
Comme beaucoup de cyclistes, Pierre s’évade quand il est sur le vélo : « je ne pense à rien, j’apprécie les paysages, tu vois les saisons passer et tu roules quoi… »

Passionné de sports automobiles, « pour les trajectoires, la vitesse » et de motocross « mon frère en a fait quelques années », Pierre aime les sports extrêmes. Multi sports, il pratique l’athlétisme avec son grand frère et la chasse avec son père.

Paris-Roubaix. « C’est LA course que je rêve de faire. Elle se court en France, les pavés, l’enchainement des secteurs, c’est la guerre dès le premier secteur pavé. Il y a une part de chance plus importante que sur toutes les autres courses. Enfin, c’est la plus dure des courses. »
Pierre préfère de loin Mathieu VAN DER POEL. « Je l’ai rencontré sur un championnat du monde en 2017. Nous avons fait une photo ensemble. Depuis je le suis. C’est un cycliste qui est à l’aise sur tous les terrains, il fait corps avec sa machine… » Marc CAVENDISCH est aussi un coureur apprécié de Pierre : « sprinteur, j’aime sa façon de sprinter… J’aime son charisme et son fort caractère ! Et puis c’est un des meilleurs scoreurs d’étape au Tour de France (ndlr : le 3e coureur ayant gagné le plus d’étape du Tour de France). »


Attendre son heure : Pierre sait être patient quand la course arrive au sprint, « se placer, observer les autres, j’essaye d’anticiper quand c’est plus difficile, d’être devant dans l’échappée en petit comité. Evidement, vu mon gabarit, je suis plutôt à l’aise sur le plat et quand c’est légèrement vallonné. Je suis à l’aise pour me placer devant dans le peloton, je sais bien frotter… J’ai hâte de découvrir les courses belges chez les juniors, ça devrait me plaire. »
Plutôt rouleur / sprinteur, Pierre sait être sérieux et avoir une grande capacité d’adaptation. « Je travaille avec Jacques DECRION depuis plusieurs années. Il habite pas très loin de chez moi. On se voit régulièrement pour faire des séances de derrière scooter le mercredi après midi. »
Un peu en manque de confiance en soi, « c’est un sujet sur lequel je travaille pour m’améliorer », Pierre admet dès fois faire les choses par précipitation « faut que je me canalise. »

Pro ou coach ou Gendarme ? Pierre aimerait poursuivre le vélo chez les professionnels plus tard, « sur route, dans une équipe française« . Très à l’aise en anglais, « c’est important pour faire du vélo au niveau mondial », il se tâte sur son futur : je suis attiré par la Gendarmerie et la Douane (son père est Gendarme) et par le métier d’entraineur. J’hésite avec une filière STAPS.« 
Pour l’heure, Pierre qui est en classe de Première, se prépare pour l’épreuve oral de son Bac de Français.

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