Dossier : La relation entraîneur – entraîné

Le rôle d’entraineur ne doit pas se limiter pas à donner des plans d’entrainements  et à ce que les coureurs les appliquent. Une relation de confiance entre l’entraineur et l’athlète est indispensable pour réussir. Un dossier réalisé par Nicolas BOISSON.

Le cyclisme est un sport paradoxal puisque la performance est caractérisée par le résultat individuel, mais c’est aussi un sport qui s’inscrit dans un collectif. (N’oubliez pas que vous porter un maillot d’équipe !). A l’exception des épreuves solitaires, les résultats individuels sont le fruit d’un travail collectif qui va être plus ou moins prononcé en fonction du type de course et de l’épreuve. Dans certaines pratiques comme le contre-la-montre par équipe ou l’américaine sur piste, cela paraît logique mais c’est également le cas dans les épreuves nationales que les jeunes coureurs de 15/18 ans disputent. En effet, les challenges ou championnats nationaux par exemple se font avec les sélections régionales où les coureurs doivent se fondre dans le collectif en adoptant des comportements visant la réussite de l’un d’entre eux. Ces stratégies collectives vont être dictées par le directeur sportif qui a un rôle très différent de celui d’entraîneur. Avant d’arriver en sélection et à l’éventuel succès, de nombreuses journées d’entraînements seront nécessaires, là où les heures de selle seront réalisées pour la plupart en solitaire.

Le rôle de l’entraîneur, quelque soit son nom, aura pour principal objectif de faire progresser le coureur dont il a la charge.

Les faire progresser….
L’entraîneur va intervenir dans plusieurs domaines qui sont très souvent en interaction : la préparation physique, la préparation technico tactique mais aussi le soutien psychologique ou le double projet. Même si certains entraîneurs ne s’intéressent guère à la réussite extra sportive de l’athlète, vous devez informer votre référant de vos contraintes quotidiennes (périodes d’examens scolaire, auto-école, relation amoureuse…) ceci afin de réorganiser ou non votre programme d’entraînements, et, de se sentir accompagner dans votre vie de jeune adulte.

Physiquement :
A travers les outils modernes qui sont à notre disposition, l’entraîneur se doit de vous proposer un programme d’entraînement individualisé en prenant en compte votre potentiel et vos objectifs personnel. Le routier aura ainsi un programme d’entraînement différent par rapport au crossman, ce qui sera également le cas pour un routier grimpeur comparé à un routier sprinter. Quelque soit votre âge, il faut sans cesse travailler ses points forts. En effet, il vaut mieux exceller dans un domaine que d’être « moyen » partout. Votre programme d’entraînement devra donc être adapté à vos spécificités mais devra aussi s’établir à partir des tests d ‘évaluation du potentiel physique, des entraînements & compétitions réalisées, de votre état de santé, niveau de récupération…

Techniquement et Tactiquement :
Votre position devra être analysée afin d’optimiser le rendement et ce quelque soit le vélo (route – CLM – piste – cross – VTT..) tout comme une évaluation de votre potentiel technique. En effet, négocier un virage, s’abriter, ‘’frotter’’ ou savoir descendre est indispensable lorsque l’on veut réussir.
Le potentiel physique est important, mais rien ne sert d’être très fort si l’on perd toutes ses capacités en présence d’adversaires ou sur des parties glissantes. Il faudra donc (en relation avec votre entraîneur) concevoir et organiser des schémas d’entraînement proche de la compétition pour améliorer votre efficacité technique de façon quotidienne.
C’est également le cas pour tout ce qui touche au domaine tactique ! Rien de plus frustrant de voir un coureur lancer le sprint au 500m ou aborder le pied d’une bosse dans les dernières positions alors qu’il est doté d’un très gros potentiel physique. Il sera important de briefer / débriefer avant et après l’entraînement/compétitions sur ces points. Vous l’aurez compris, la présence de l’entraîneur sur le terrain est également très importante donc si ce dernier ne peut être présent, vous devez lui raconter votre course ou les particularités de vos terrains de jeu.

Psychologiquement :
L’entraîneur est d’une grande importance dans ce domaine afin d’élever votre niveau de motivation (facteur très important dans la performance). Quelque soit votre âge, la vie n’est simple pour personne mais c’est la détermination et la prise de plaisir qui va nous faire avancer dans nos projets à court – moyen et long terme. Les problèmes avec la copine, les parents qui ne comprennent rien où les profs ennuyant (on à tous entendu ça) doivent être géré de la meilleure façon possible, tout comme la gestion du stress avant les courses par exemple.
Il sera donc important de communiquer avec votre entraîneur en lui faisant part de votre humeur, votre motivation, vos ambitions et vos contraintes ceci afin de réorganiser ou non votre programme d’entraînement.

Si vous avez une évaluation au 3 x 500 en EPS le jour même d’une séance de PMA ou de tolérance lactate, il est important que votre coach en soit informé, tout comme les périodes de stress importantes (examen…)

La relation entraîneur/entraîné est un système très complexe, où chacun à ses méthodes.

A la U19, chaque entraîneur à une relation proche avec son athlète. Message écrit, appels téléphonique ou vidéoconférence sur Skype mais aussi rencontre de proximité avec l’athlète, à l’entraînement ou dans son cadre familial font parties du travail quotidien des coachs. L’entraîneur est là, non pas pour tout contrôler mais pour vous aider à prendre plaisir à s’entraîner, tout en vous donnant des conseils ayant pour objectifs d’élever vos performances sportives et construire votre future vie professionnelle !

Retrouvez ce dossier complet dans Génération Avenir #13.

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