Joris Chaussinand : « je m’entraine pour rien actuellement »

Un coup de massue pour Joris Chaussinand voila 10 jours. L’annonce du confinement est venu contre carré ses plans.

« Ca fait bizarre, je roule depuis tout petit. Jamais j’ai été privé de pouvoir aller rouler. J’ai rien d’autre à faire. » Inquiet au début, Joris prend du recul aujourd’hui : « J’ai le sentiment de m’entrainer pour rien. Les objectifs s’annulent au fur et à mesure. Quand on a un objectif en temps normal, on sait pourquoi on s’entraine. Là les objectifs sont hypothétiques et lointains. Je dois m’adapter. Cette situation d’inconfort, d’inquiétude, m’amène à prendre le temps de la réflexion. Pour l’après (crise) et l’après après… Ce que je ferai dans 3 – 4 ans.« 

L’après Coronavirus : « on est dans le flou absolu. Quand je regarde sur Twitter les annonces d’annulation d’épreuves, ce n’est pas réjouissant. Le plus dur sera après. L’effet papillon. Les clubs et organisateurs de course vont perdre des sponsors, il y aura moins d’épreuves, j’ai peur. L’économie globale du sport sera impacté.« 

Au début, les trois premiers jours de confinement ont été consacré au scolaire. « Cela m’a permis de garder un rythme, de me lever, d’avoir quelques choses à faire. » Puis Joris est remonté sur un home trainer : »le home trainer, à la base, je n’aime pas. J’en fais jamais. J’avais un vieux home trainer que j’utilise pour les échauffements de CLM. Avec mon père, on a acheté un home trainer connecté. J’ai testé Zwift. J’ai aimé. Ca change« 

Le vélo dans le sang. Après ses débuts à 7/8 ans, d’abord sur un VTT pour suivre son père sur la route, Joris qui a fait également du tennis et de l’athlétisme, s’est réellement mis au vélo « avec un vrai vélo ». « Je regardais le Tour de France à la TV. Je connais toutes les étapes, je regarde dés fois les anciennes éditions. Celle qui m’a le plus marquée, c’est l’étape de l’été 2010, dans les Pyrénées, le duel dans le Tourmalet entre Contador et Schleck du 22 juillet 2010. Une étape d’anthologie. J’ai bien aimé aussi le Tour 2011. »
Ce qui plait le plus à Joris dans le cyclisme : « Quand je suis sur mon vélo, que je pars rouler, j’oubli tout le reste. Je m’évade. L’idée de voyager à vélo, de découvrir de nouvelles routes me plait. Quand je pars rouler sur les routes des Monts du Lyonnais, j’aime aller découvrir des routes que je ne connais pas. Bon dés fois, cela termine en cul de sac mais c’est pas grave. »

Si pour certains l’entrainement est une contrainte, préférant les compétitions, Joris lui aime cet exercice. « Je suis compétiteur, mais le jour des courses uniquement. Le reste du temps, j’aime m’entrainer sans regarder le compteur. L’autre jour, je suis parti faire une longue sortie, c’était avant le confinement. Je n’ai pas regardé le compteur, ni les watts. Je sais à partir de mes sensations à quel watt je suis, à quelle allure etc. C’est en rentrant chez moi que j’ai vu que j’avais fait 200 kms. Cela a été ma plus belle sortie. Beaucoup de plaisir. Je roule souvent seul, je m’évade. Bien sur il y a les entrainements avec les copains du VC Corbas. Je vais les rejoindre à vélo au sud de Lyon. »

Le plaisir d’abord : « je ne suis pas un pur compétiteur. Je fais du vélo pour mon plaisir. Je serai plus vite lassé par la compétition que par la pratique du vélo. » Passionné, Joris admet que le vélo est une grande partie de sa vie… tout en s’interrogeant si cela n’est pas un peu trop.

Si il y avait une course idéale, « elle serait dans les Monts du Lyonnais. Il y a longtemps, le VC Vaux-en-Velin organisait une course par chez moi. Mais sinon, aucunes courses alors que le terrain s’y prête. Il y a de belles ascensions, courte sur 2 km mais avec un gros dénivelé. On peut facile faire 2500m D+, j’aimerai organiser une course par chez moi. Un gros plaisir. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *