Enzo PALENI : cultiver son jardin

Enzo PALENI est dans sa 2e année junior, licencié au Team Beauvais.
Venu au cyclisme sur le tard, en cadet, Enzo à découvert le cyclisme sur les pentes des Alpes, du côté de Valloire : « j’ai vu des cyclistes monter les cols comme le Galibier, ça m’a donné envie d’essayer. Mais en vivant à l’époque dans les Alpes, j’étais trop jeune pour aller m’aventurer sur les routes. J’ai fait beaucoup de sports avant le vélo : du hockey sur glace à haut-niveau, du snowboard, du VTT aussi, tous les sports qui se pratiquent en montagne. J’ai du arrêter le hockey suite à un problème de genou. Cela a été l’opportunité pour moi de me mettre au vélo. »
Ses débuts, Enzo les a fait sur un vieux vélo VITUS en alu qu’il a récupéré chez ses grands-parents. « J’ai tout de suite aimé faire la course, toujours à bloc. » Pour Enzo, « débuter tardivement le cyclisme est une chance. Tous les sports que j’ai pratiqué avant m’ont aidé, ils m’ont permis me développé athlètiquement, physiquement. »

Pour sa première saison junior 1, Enzo a participé à de nombreuses courses internationales avec la team VAN RYSEL AG2R LA MONDIALE : « toutes les courses sont de bons souvenirs. Peut-être que le Grand Prix Rüebliland en Suisse, est mon meilleur souvenir. J’ai eu de bons résultats sur une course internationale relevée, sur plusieurs étapes. »
Enzo ne rechigne pas à l’effort : « c’est ce qui me plait le plus dans le vélo : le sport d’endurance. J’ai besoin de faire de longues séances, des efforts longs. Je ne suis pas un sprinteur. » Se cherchant encore comme type de coureur, Enzo reste un coureur complet, « je me débrouille, je passe partout. »
Compétiteur d’abord. Enzo aime la compétition : « dans tous les sports que j’ai fait, j’ai toujours abordé par la compétition. Quand je suis à l’entrainement, je pense aux courses à venir, je fais du vélo pour la compétition d’abord. Je suis cycliste après. A l’entrainement, avec les copains, j’aime mettre des sacoches, faut que je me canalise… »
Si Enzo considère que « toutes les victoires sont bonnes à prendre », le Tour de France et les Championnats du Monde sont ses courses préférées. Fan de Thomas De Gent « pour ses efforts et ses victoires en échappée« , mais aussi Froome et Sagan, Enzo a d’autres passions : le ski de rando qu’il fait l’hiver avec son père, l’escalade et la plongée sous marine quand il va en vacances sur les calanques de La Ciotat du côté de Marseille.

L’après BAC, Enzo a les idées claires. « Je souhaite faire un Master. Dans un premier temps, m’orienter soit sur un DUT Biologie option nutrition soit sur un DUT TecDeCo. Mes études, c’est ma priorité. »

Enzo est confiné chez lui depuis plus longtemps que ses collègues. En effet, vivant dans l’Oise, Enzo a précédé tous les autres lycéens d’une dizaine de jours. Il a donc l’expérience maintenant. « Cela a été compliqué au début, même si lors de la semaine de confinement dans l’Oise, on pouvait aller encore rouler, mais ensuite j’ai pris mon rythme. Je me suis dit, fais de cette contrainte une opportunité pour améliorer tes points de progrès physiques ».
Donc pour Enzo, c’est programme de gainage, de renforcement musculaire « c’est mon but, améliorer ma condition physique. En plus je revenais d’une sévère chute en Espagne lors du stage de la team. C’est un mal pour un bien ce confinement. »
Pour casser la routine, Enzo s’est mis au jardinage : « c‘est quelque chose que je ne faisais pas avant. J’ai commencé par déserhebé le jardin, refaire un potager, planter, semer etc… bref, je m’occupe bien. Ca fait travailler la patience. Et puis je cuisine beaucoup maintenant. Tous les jours. » Cette épreuve du confinement, Enzo l’entrevoit comme une nouvelle expérience : « je ressortirai de cette période plus mur, plus adulte, forcément plus différent, meilleur j’espère. »
Inquiet cependant de la fin de saison : « il y a des coureurs dans d’autres pays qui roulent sur route, d’autres qui font beaucoup de home-trainer, lors de la reprise des courses, les écarts seront là, il y aura de grosses disparités je pense. Combien seront encore motivés ? »
Enfin, Enzo est inquiet comme coureur Junior 2 : « généralement la saison J2 te permets de confirmer tout le travail que tu as fait en J1 et surtout l’hiver. T as été sérieux, t’as bossé, mais là, tu ne peux rien montrer, rien vérifier de tout cela. C’est frustrant. Y a l’après J2 aussi qui pose problème. Les équipes de niveau Nationale doivent faire leur recrutement… sur quelle base ? Et puis, c’est frustrant de ne pas pouvoir courir les belles épreuves juniors.
Mais bon, c’est pour tout le monde pareil je me dis. Je relativise. Il y aura forcément un après. »

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