Après BAC. A l’heure des choix pour les sportifs.

Cette période de début d’année 2012 est aussi celle des choix scolaires post-bac. Que faire ? Quelles études ?

Concilier le sport à haut niveau et les études est possible. Nous en avons déjà parlé dans un article à redécouvrir ici.

Mais comment faire des choix sur son avenir quand on est encore dans la catégorie junior ? Les juniors de la U19 Racing Team ont attaqué ce « travail » du choix futur de leurs études depuis le mois de décembre. Avec leurs « ainés », ils ont pu se renseigner et avoir de nombreux renseignements sur les différentes formations possibles. Pour Antoine Bouqueret, junior 2 de Rouen, le mois de décembre lui a permis d’avoir un rendez vous au CESNI de Chambéry pour se renseigner sur les formations possibles pour des sportifs de haut-niveau. Il a pu avoir également des informations sur le déroulement des études dans ce type d’établissement auprès de Léo Péters ou encore sur la gestion d’une saison sportive en échangeant avec David Giraud sur les filières STAPS.

Bien choisir ses études, c’est déjà se projeter sur son projet sportif également. Poursuivre ou arrêter ? Il est primordiale d’avoir un BAC+2 au minima pour s’assurer ses arrières si par hasard le vélo devenait un « métier » dans 3 ou 4 ans. Même au sein d’une structure DN, on ne peut pas « vivre » de prime de courses ou de « rémunération » de la part d’un club et mettre une croix sur sa formation scolaire. De nombreux clubs de DN mettent en place des partenariats avec des écoles et universités afin d’aménager au mieux le rythme scolaire au besoin du sportif. Plus de cours l’hiver, des plages d’entrainement larges pour faire les séances sur vélo l’après midi par exemple. Il y a de nombreuses possibilités.

Pour se renseigner, le « réseau » du coureur est primordial. Les ex-juniors montrent le chemin comme Geoffrey Bouchard, inspiré à l’époque par Julien Bérard, et qui suit une formation DUT sur 3 ans sur Le Bourget du Lac (73) dans une classe pour sportifs, avec les après midi de libre pour s’entrainer. Seul « deal », réussir son année et éviter le redoublement car sinon, retour à la case départ et au système « classique ». Là dans ce cas, les charges d’entrainement ne seront pas possibles avec autant de temps.

L’organisation, clé de la réussite. Pierre Moncorgé, qui suit des études de Science-Politique le dit dans un article récent (à lire ici), « je m’organise du mieux possible, à l’avance, pour réussir à concilier une pratique de haut-niveau et mes études de Science-Politique, sans sacrifier ma vie sociale non plus… »

Beaucoup souhaitent faire des études « en rapport avec le vélo ». Il n’existe pas vraiment de filière pour devenir « mécano cycle ». On peut travailler dans le commerce, c’est le premier pourvoyeur d’emploi chez les cyclistes, dans l’encadrement (entraîneur, coach, professeur d’EPS), ou encore dans les métiers techniques dans l’industrie ou le développement (ingénieur, chef de produits…).

Qui dit études, dit souvent… changement de clubs.

Brisons un tabou tout de suite. De nombreux juniors vont devoir « s’exiler » de leur chez-soi pour continuer leurs études et souvent changer de clubs. Il est normal qu’un bon junior évolue sur un niveau supérieur en intégrant une structure DN. Le choix de cette « DN » sera d’autant plus important que les études seront à concilier en parallèle. Il est donc intéressant de commencer à se renseigner sur ses différentes structures de clubs afin d’anticiper celles-ci en fin de saison et de choisir son lieu d’étude aussi en fonction de la prise en compte par la DN de son projet scolaire. Et oui, car une année scolaire commence début septembre alors que la saison sportive ne sera pas encore terminée…

Il est difficile de choisir son futur métier quand on a 17 / 18 ans. Mais il ne faut pas négliger cette étape importante dans la saison, le premier rendez vous… avec son avenir.